Hierarchies, Inequalities and Conflicts Through the Lens of Social Class
The Participants / les participants
Benoît Coutu
Détenteur d’un Ph.D en sociologie (2011), Benoît Coutu est actuellement professeur associé au département de sociologie de l’UQAM et
vice-président à la convention collective du Syndicat des professeures et professeurs enseignant de l’UQAM. Œuvrant dans le domaine
de l’enseignement depuis 2009, il a été tour à tour chargé de cours à l’université du Québec à Rimouski, professeur adjoint (remplaçant) au
campus d’Edmundston de l’université de Moncton et chargé d’enseignement à l’Université Paris-Cité. Le parcours varié de Benoît Coutu lui permet
d’enseigner des cours sur les auteur.e.s, courants et théories classiques et contemporains en sociologie, les théories sur les classes et les
inégalités sociales, la déviance et les contrôles sociaux, les politiques sociales, et les problèmes sociaux (pauvreté, marginalité et exclusion
sociale), et plus particulièrement sur ce qui est reconnue comme étant la théorie critique de l’École de Francfort. De fait, en participant à
l’organisation d’un à deux colloques par années depuis sa fondation à Montréal en 2016, il est le très actif coordonnateur et correspondant du
Comité de recherche 41 (CR41) de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), dont les activités et les publications
des membres sont dédiées à la théorie critique de l’École de Francfort ainsi qu’aux différentes sociologies critiques contemporaines. Il y a publié
de nombreux articles de sociologie politique critique portant sur l’interventionnisme militaro-humanitaire, l’impérialisme contemporain, la dualité
nature culture en sciences sociales, les théories des révolutions, des autrices et auteurs tels que Michel Freitag, Hannah Arendt, Chantal Mouffe,
Jacques Rancière et Cornelius Castoriadis. Ses intérêts de recherche sont associés aux théories sociologiques classiques et contemporaines,
notamment les théories critiques, aux problématiques sociopolitiques contemporaines, enjeux liés aux classes et inégalités sociales, à la
reconnaissance et la réconciliation (dans un sens large) ainsi qu’il a récemment exploré la question de la relation entre humains et animaux.
Avec Jan Spurk, professeur retraité des universités de France, il est co-directeur d’une collective intitulée « Critiques et contestations » aux
éditions du Croquant. Enfin, il a participé, titre de « conseillé sociologique », à la réalisation du documentaire de Marie Brodeur (La Cie de Marie)
sur le danseur étoile des Grands ballets canadiens Vincent Warren, Un homme de danse, qui a gagné le premier prix du FIFA en 2016.
Holder of a Ph.D. in Sociology (2011), Benoît Coutu is currently an associate professor in the Department of Sociology at UQAM and
vice‑president for the collective agreement of the Syndicat des professeures et professeurs enseignant de l’UQAM. Active in the field of teaching
since 2009, he has successively served as a lecturer at the Université du Québec à Rimouski, visiting assistant professor at the Edmundston campus
of the Université de Moncton, and teaching fellow at Université Paris‑Cité. Benoît Coutu’s varied academic trajectory enables him to teach courses
on classical and contemporary authors, schools of thought, and theories in sociology; theories of social classes and inequalities; deviance and
social control; social policies; and social problems (poverty, marginality, and social exclusion). More specifically, he specializes in what is
recognized as Critical Theory of the Frankfurt School. Since the founding of the group in Montréal in 2016, he has participated in the organization
of one to two conferences per year and serves as the highly active coordinator and correspondent of Research Committee 41 (CR41) of the Association
internationale des sociologues de langue française (AISLF). The committee’s activities and publications are dedicated to the Critical Theory of the
Frankfurt School as well as to various contemporary critical sociologies.
He has published numerous critical political sociology articles on militaro‑humanitarian interventionism, contemporary imperialism, the
nature–culture duality in the social sciences, theories of revolutions, and on authors such as Michel Freitag, Hannah Arendt, Chantal Mouffe,
Jacques Rancière, and Cornelius Castoriadis. His research interests are associated with classical and contemporary sociological theories—particularly
critical theories—contemporary sociopolitical issues, questions related to social classes and inequalities, recognition and reconciliation
(in a broad sense), and he has recently explored the relationship between humans and animals.
Together with Jan Spurk, retired professor of French universities, he is co‑editor of a collective volume titled Critiques et contestations
published by Éditions du Croquant. Finally, he contributed, as “sociological advisor,” to the making of Marie Brodeur’s documentary (La Cie de Marie)
on Vincent Warren, étoile dancer of Les Grands Ballets Canadiens, Un homme de danse, which won the first prize at the FIFA in 2016.
Rachel Lobo
Rachel Lobo est professeure adjointe en études médiatiques, race et justice sociale à l’Université de Toronto Scarborough. Auparavant, Rachel a
été titulaire d’une bourse postdoctorale du CRSH au Women & Gender Studies Institute de l’Université de Toronto.
Rachel Lobo is an Assistant Professor of Media Studies, Race and Social Justice at the University of Toronto Scarborough. Previously, Rachel was a
SSHRC postdoctoral fellowship with the Women & Gender Studies Institute at the University of Toronto.
Isabelle Le Bourdais
Isabelle Le Bourdais est doctorante en sciences politiques à l’Université York. Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en théorie
politique de l’Université du Québec à Montréal, elle s’intéresse à l’interaction entre les logiques de la représentation et la politique fasciste à
partir de la théorie de la forme-valeur.
Isabelle Le Bourdais is a doctoral candidate in political science at York University. She holds a bachelor’s degree and a master’s
degree in political theory from the Université du Québec à Montréal, and her research focuses on the interaction between the logics of
representation and fascist politics, approached through value‑form theory.
Carole Bongrand
Carole Bongrand est doctorante en philosophie, en cotutelle à l’Université de Poitiers (France) et à l’Université du Québec à Montréal.
Avant de commencer son doctorat, elle a suivi un parcours de philosophie à l’Université Blaise Pascal (France) et d’anthropologie à l’Université
Lyon 2 Lumière (France) puis une maîtrise en philosophie et épistémologie à l’Université Clermont-Auvergne (France). Ses travaux portent sur
l’éducation sociale du peuple par les coopératives de travailleurs dans l’œuvre de John Stuart Mill. Elle fait l’hypothèse qu’il faut partir de
l’utilitarisme millien pour comprendre l’intérêt de Mill pour les coopératives. De façon plus générale, dans le cadre de sa thèse, elle s’intéresse
aux rapports entre libéralisme, socialisme et capitalisme. Les coopératives de travail sont l’occasion de faire dialoguer l’œuvre de John Stuart
Mill et celles des socialistes français et anglais du XIXe. Son approche est avant tout philosophique, mais mobilise des perspectives issues de
l’économie, des sciences politiques, de l’histoire et des sciences de l’éducation. Ses recherches ont bénéficié d’une bourse doctorale de
l’université de Poitiers et bénéficient maintenant du soutien du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).
Carole Bongrand is a doctoral candidate in philosophy, in a co‑tutelle program between the Université de Poitiers (France) and the Université du
Québec à Montréal. Before beginning her doctorate, she completed studies in philosophy at the Université Blaise Pascal (France) and in anthropology
at the Université Lyon 2 Lumière (France), followed by a master’s degree in philosophy and epistemology at the Université Clermont‑Auvergne (France).
Her work focuses on the social education of the people through workers’ cooperatives in the writings of John Stuart Mill. She hypothesizes that
one must begin from Mill’s utilitarianism in order to understand his interest in cooperatives. More broadly, within the framework of her
dissertation, she examines the relationships between liberalism, socialism, and capitalism. Workers’ cooperatives provide an opportunity to bring
John Stuart Mill’s work into dialogue with that of nineteenth‑century French and English socialists.
Her approach is primarily philosophical, while drawing on perspectives from economics, political science, history, and education sciences.
Her research has been supported by a doctoral fellowship from the Université de Poitiers and now benefits from funding from the Social Sciences
and Humanities Research Council (SSHRC).
Mary O’ Donoghue
Mary O’Donoghue est chargée de cours en sociologie au Department of Sociology de l’Université de Limerick, en Irlande. Elle enseigne les méthodes
de recherche qualitative aux étudiants de premier cycle et de cycles supérieurs. Les questions liées à l’inégalité et à l’exclusion sociale, l’œuvre
de Pierre Bourdieu, la classe sociale et l’éducation, la sociologie de l’éducation ainsi que les inégalités dans le contexte urbain constituent le
cœur de son enseignement.
Elle enseigne la sociologie urbaine aux niveaux undergraduate et postgraduate et collabore avec le département d’architecture afin de réunir les
étudiants en architecture et en sociologie, leur permettre de partager leurs travaux et de recevoir des commentaires. Ces collaborations se sont
révélées extrêmement fructueuses et bénéfiques pour les deux groupes. Elle donne également des cours de sociologie pertinents pour les étudiants en
architecture et participe aux crits (critiques formelles) de leurs projets.
Ses intérêts de recherche incluent : l’intersection entre classe sociale et éducation dans un sens large, les mères de classe ouvrière, la classe
sociale et le désavantage éducatif, l’application du cadre conceptuel de Bourdieu pour comprendre ces intersections complexes, la communauté, le
lieu et les espaces urbains, ainsi que les processus de classification. Elle participe depuis plusieurs décennies à des recherches communautaires
dans la ville de Limerick.
Mary O’ Donoghue is a lecturer in sociology in the Department of Sociology in the University of Limerick, Ireland. She teaches qualitative research
methods to under and post graduate students. Exploring issues around inequality and social exclusion, the work of Pierre Bourdieu, social class and
education, the sociology of education and inequalities in the context of the urban constitute the core of her teaching. She teaches urban sociology
at under and postgraduate level and works with the architectural department to bring architectural and sociology students together, to share work
they are undertaking and to provide feedback. These collaborations have proved incredibly fruitful and beneficial for both sides. She also lectures
on sociology topics of value to the architectural students and participates in crits (formal critiques) of students work. Her research interests
include; the intersection of social class and education broadly, working class mothers, social class and educational disadvantage, the application of
Bourdieu’s conceptual framework to understanding these complex intersections, community, place and urban spaces and classification. She has been
involved in community research in Limerick city over many decades.
Arnaud Stopa
Arnaud Stopa doctorant à l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal, sous la codirection d'Anne-Sophie
Gousse-Lessard (psychologie) et d'Éric Pineault (sciences de l'environnement). Ses recherches portent sur les rapports entre idéologie
d’extrême-droite et système d’automobilité, au travers des concepts de motonormativité et de personnalité autoritaire de droite, qu'il aborde comme
deux expressions d'une même configuration psychosociale. La thèse soutient que cette relation fonctionne comme un verrou de la transition
socio-écologique. Il s’intéresse aussi plus généralement à la montée des extrême-droite dans le monde et aux articulations sociologiques des
systèmes d’automobilité au prisme de l’école de Francfort, de la sociologie bourdieusienne, Gramsci et plus généralement l'économie politique
marxiste, dans un cadre épistémologique de réalisme critique. Ses travaux de maîtrise, réalisés à l'Université de Montréal, portaient sur le
covoiturage dans le Grand Montréal et identifiaient les valeurs individuelles comme le déterminant le moins compris de son adoption — lacune que la
thèse entreprend d’explorer. Avant de reprendre un parcours universitaire, Arnaud Stopa a exercé le métier de journaliste. Sa communication propose
de lire l'automobilité comme un bloc historique au sens gramscien, articulant infrastructures matérielles, intérêts économiques et représentations
naturalisées de la mobilité.
Arnaud Stopa is a doctoral candidate at the Institut des sciences de l’environnement of the Université du Québec à Montréal, under the
co‑supervision of Anne‑Sophie Gousse‑Lessard (psychology) and Éric Pineault (environmental sciences). His research focuses on the relationship
between far‑right ideology and the automobility system, through the concepts of motonormativity and right‑wing authoritarian personality, which he
approaches as two expressions of a single psychosocial configuration. The dissertation argues that this relationship functions as a lock on the
socio‑ecological transition.
He is also more broadly interested in the rise of far‑right movements worldwide and in the sociological articulations of automobility systems through
the lens of the Frankfurt School, Bourdieusian sociology, Gramsci, and, more generally, Marxist political economy, within an epistemological
framework of critical realism. His master’s research, conducted at the Université de Montréal, examined carpooling in Greater Montréal and
identified individual values as the least understood determinant of its adoption — a gap that the dissertation seeks to explore.
Before returning to academia, Arnaud Stopa worked as a journalist. His presentation proposes to interpret automobility as a bloc historique in the
Gramscian sense, articulating material infrastructures, economic interests, and naturalized representations of mobility.
Lucian George
Dr Lucian George est historien de l’Europe centreorientale au XXᵉ siècle. Il a rédigé sa
thèse de doctorat sous la direction de Dr Katherine Lebow à l’Université d’Oxford et l’a
soutenue avec succès en 2025. Intitulée “The ‘Peasant Class’ and the ‘Agricultural
Estate’: Comparing Rural Political Cultures in 1930s Poland and Czechoslovakia”, cette
thèse cherchait à expliquer pourquoi deux des plus importants mouvements populistes
agraires de l’Europe centreorientale du début du XXᵉ siècle – le mouvement populiste
polonais (Stronnictwo Ludowe) et le parti agraire tchécoslovaque – ont évolué dans des
directions idéologiques largement opposées durant la crise économique des années 1930.
Elle doit être publiée par Oxford University Press dans sa Historical Monograph Series.
Depuis 2025, Lucian George travaille comme chargé de cours en histoire moderne aux
Universités d’Oxford et de St Andrews. Il est également le coéditeur du volume collectif :
Lucian George and Jade McGlynn (eds.), Rethinking Period Boundaries: New Approaches
to Continuity and Discontinuity in Modern European History and Culture (Berlin: De
Gruyter, 2022).
Dr Lucian George is a historian of 20th-century East-Central Europe. He wrote his PhD
dissertation under the supervision of Dr Katherine Lebow at the University of Oxford
and successfully defended it in 2025. Entitled 'The “Peasant Class” and the “Agricultural
Estate”: Comparing Rural Political Cultures in 1930s Poland and Czechoslovakia', this
dissertation sought to explain why two of the most important agrarian populist
movements in early 20th-century East-Central Europe – the Polish Populist movement
(Stronnictwo Ludowe) and the Czechoslovak Agrarian party – evolved in largely
opposing ideological directions during the economic crisis of the 1930s. It is due to
published with Oxford University Press as part of its Historical Monograph Series. Since
2025, Lucian George has worked as a lecturer in modern history at the Universities of
Oxford and St Andrews. He is also the co-editor of the edited volume: Lucian George
and Jade McGlynn (eds.), "Rethinking Period Boundaries: New Approaches to
Continuity and Discontinuity in Modern European History and Culture" (Berlin: De
Gruyter, 2022).
Maxime Boucher
Maxime Boucher est candidat au doctorat en sociologie à l’Université de Montréal. Il enseigne la sociologie au Cégep Marie-Victorin depuis 2021.
Il a œuvré comme intervenant communautaire et s’est impliqué dans la recherche participative, notamment dans la lutte contre la pauvreté et pour
la participation des personnes concernées aux décisions et aux savoirs qui les touchent. S’étant efforcé de corriger les conséquences du
capitalisme et du libéralisme sur le terrain, il s’efforce désormais d’étudier leur genèse, leur articulation et leur développement pour
mieux comprendre ce qu’est le capitalisme libéral démocratique. En outre, il s’efforce de rendre la sociologie accessible à un plus grand
public en rédigeant des lettres ouvertes dans les quotidiens québécois francophones.
Sa thèse porte sur la culture de la démocratie et cherche à comprendre comment, depuis le 19e siècle, des élites ont contribué à cultiver,
canaliser ou contester les capacités de participation et de gouvernement des populations au Québec francophone. Cette recherche l’amène à
s’intéresser aux conditions historiques dans lesquelles les individus et les groupes en viennent à participer aux rapports sociaux qui les
constituent, y compris à ceux qui produisent les inégalités propres aux sociétés libérales et capitalistes. Son pari intellectuel est que cette
compréhension historique peut contribuer à ouvrir l’espace des possibles : mieux comprendre comment nous avons appris à participer à un certain
monde pourrait aussi aider à penser comment nous pourrions apprendre à participer à sa transformation.